07.03.2007

Le psychodrame des parrainages

Nicolas Sarkozy a déclaré, lundi soir sur France 3, qu'il « se battrait » pour que ses adversaires à la présidentielle comme Olivier Besancenot ou Jean-Marie Le Pen aient leurs parrainages et puissent se présenter. Ce type d’appel confirme si besoin était l’état du système politique français.

Pour ma part, je souhaite effectivement que les électeurs puissent disposer d’un vaste choix, d’Antoine Waechter à Jean Marie Le Pen, afin que toutes les tendances de la société française puissent s’exprimer.

Par contre, si Nicolas Sarkozy et l’UMP sont sincères, il faudra qu’ils m’expliquent pourquoi ils ont verrouillé les élections régionales par une disposition privant les formations politiques représentant plus de 5 % des électeurs de représentants au sein de l’Assemblée régionale, pourquoi ils sont opposés à l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives permettant la représentation de tous les courants politiques, et surtout pourquoi ils n’ont rien fait depuis cinq ans pour modifier le mode de parrainage des candidats à l’élection présidentielle et font mine aujourd’hui de découvrir le problème…Je crois finalement qu’il y a beaucoup d’opportunisme dans l’attitude de Sarkozy. Comme d’habitude.

Mais le plus pitoyable dans cette affaire c’est encore Le Pen. Il faudra bien qu’un jour il nous explique pourquoi, alors qu’il recueille régulièrement les suffrages de plusieurs millions de Français, il est incapable de réunir 500 paraphes d’élus sur 45 000 potentiels…

Comme Le Pen préfèrera toujours se poser confortablement en victime du « système » (système qui va d’ailleurs lui permettre de se présenter en lui fournissant les signatures qui lui manquent…) plutôt que de s’interroger sur les véritables raisons de ses difficultés, je vais répondre à cette question.

Si Le Pen éprouve à chaque élection présidentielle des difficultés à se faire parrainer c’est bien sur, en partie, en raison de la diabolisation dont il est l’objet (qu’il aurait pu essayer de limiter en s’abstenant de déclarations controversées sur la seconde guerre mondiale), diabolisation qui tétanise nos courageux élus qui craignent de voir leur nom publié par la presse locale pour avoir soutenu la candidature du Diable.

Mais c’est surtout, et d’abord, en raison de la volonté de Le Pen lui-même de se contenter de n’être que le chef incontesté d’un parti ectoplasmique sans élus, ni cadres, ni militants, se réduisant à une petite clique de courtisans et ne disposant d’aucuns relais réels dans la société française.

La réalité (et la principale raison du psychodrame des signatures) c’est que le FN n’est pas une organisation politique toute entière organisée et tendue vers la conquête du pouvoir, mais un simple fan-club chargé d’assurer tous les cinq ans la promotion du label Le Pen.

Le « système » n’a donc finalement rien à craindre de Le Pen. A tel point qu’il va même se payer le luxe de l’aider à se présenter !

14.02.2007

Après les soldes les promesses électorales!

Sarko et Ségo, les candidats préférés des médias, ont attendu la fin des soldes pour ouvrir leur boite à promesses et essayer de nous convaincre, la main sur le cœur, de leur générosité à notre égard.

Coût (chiffré par eux) de leurs promesses : entre 30 et 35 milliards d’euros.

35 milliards de cadeaux, par les temps qui courent c’est toujours bon à prendre pour les Français d’en-bas, ceux qui galèrent et peinent à joindre les deux bouts, mais aussi  ceux qui triment et contribuent avec leurs impôts à la prospérité générale.

Au passage, ces deux là que je savais pourtant assujettis à l’ISF m’en bouchent un coin ! Je ne pensais pas que leur fortune personnelle leur permettrait une telle générosité !...

Mais il y a un hic…Vous, comme moi, quand nous offrons un cadeau c’est nous qui le payons…C’est bien la moindre des choses de payer soi-même les cadeaux que l’on fait aux autres !...Sinon ça serait trop facile !...Du genre des deux potes qui se retrouvent au bar. Le premier, généreux pour deux, propose au second de lui payer une tournée, et au moment de régler l’addition se tourne vers lui pour lui demander de lui avancer l’argent de la tournée…Ce coup classique on l’a tous un jour vécu…On ne nous le fait plus !...

Eh bien si on va nous le faire ! Car avec quel argent croyez vous que Sarko et Ségo vont payer les promesses qu’ils nous font ?...Vous ne devinez pas ? Cherchez bien au fond de votre porte-feuille…

Leur martingale s’appelle « redéploiement des politiques et des dépenses publiques ».

C’est  en vertu de ce « redéploiement » que l’Etat, sous couvert de décentralisation, transfère régulièrement aux collectivités locales des compétences et des charges en oubliant de leur transférer les moyens correspondants, ce qui les contraint à augmenter leur fiscalité.

Une vraie arnaque ! Et c’est avec le même type d’arnaque que Nicolas et Ségolène vont nous faire payer les promesses qu’ils nous auront faites. Au moins aurons nous été prévenus !