01.05.2008

Vers la révision du schéma départemental d'accueil des gens du voyage

Le schéma départemental d'accueil des gens du voyage a été adopté le 24 janvier 2003 par la Préfecture du Haut-Rhin et le Conseil Général.

Elaboré sans tenir compte des réalités locales (en tout cas pas de celles du Val d'Argent), ce schéma imposait à toutes les communes de plus de 5000 habitants du Haut-Rhin de créer une aire permanente d'accueil dans un délai de deux ans.

C'est ainsi que notre chef lieu de canton, qui compte près de 6000 habitants, s'est légalement retrouvé dans l'obligation de construire un aire d'accueil pour une vingtaine de caravanes, alors même que notre vallée n'est pas un axe de passage des gens du voyage, ni une zone d'implantation de campements sauvages. Ce qui n'a pas empêché le maire de Sainte-Marie-aux-Mines et le Président de la Communauté de Communes du Val d'Argent de répondre à la sollicitation de l'Etat, et de proposer l'implantation de cette aire d'accueil sur le site de la Porte d'Alsace.

Durant la campagne des élections cantonales de mars 2004 je me suis élevé contre une telle proposition, et je me suis engagé à ce qu'une telle aire ne voit jamais le jour dans la vallée.

Elu, j'ai multiplié les démarches auprès du député, de 3 Sous-Préfets successifs, et du Secrétariat Général de la Préfecture, afin de convaincre mes interlocuteurs de l'inulité de construire cette aire compte tenu de l'absence de problème d'accueil des gens du voyage dans le Val d'Argent, et de la rareté du foncier disponible pour une telle opération.

J'ai fini par obtenir gain de cause, et en 2005 le Sous-Préfet de Ribeauvillé, reconnaissant l'absurdité de la situation, m'a assuré officieusement que l'Etat ne chercherait pas à imposer la construction d'une aire d'accueil dans le Val d'Argent.

Le schéma départemental d'accueil des gens du voyage, qui était valable 6 ans, fera l'objet d'une évaluation avant la fin de l'année 2008, avant d'être révisé en janvier 2009.

Je profiterai de cette évaluation pour demander qu'il soit mis en adéquation avec notre situation, et qu'en conséquence la commune de Sainte-Marie-aux-Mines en soit exclue.

Le débat sera alors définitivement clos.