05.06.2008

RN 59: Le dérapage de la DRE

DSCN1677.JPGRéunion ce soir à la Sous-Préfecture de Sélestat sur l'avancement du projet de contournement de Châtenois en présence des élus bas-rhinois et haut-rhinois concernés et des représentants de l'Etat.

Madame Chaux-Debrie, Directrice Régionale de l'Equipement d'Alsace, a expliqué que l'Enquête Publique démarrerait en 2009 (enquête initialement prévue par la DRE en 2007), et que la DUP (Déclaration d'Utilité Publique) serait prise au niveau national en 2010. DUP suivie par des travaux qui au mieux prendraient fin en 2013....Soit 10 ans après l'annulation de la première DUP!

Coût total du projet: 59 millions d'€.

Jean-Jacques Goldstein, Maire de Châtenois, a exprimé son vif mécontentement devant ce qui apparaît comme un énième report du projet, alors que le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines va rouvrir le 1er octobre 2008 avec son cortège de camions qui vont venir s'entasser au niveau de l'actuel carrefour de Châtenois, asphyxiant davantage la circulation sur la RN59 - et plus seulement aux heures de pointe - et créant des nuisances intolérables pour les riverains.

J'ai profité de cette réunion pour évoquer le projet d'aménagement de la RN 59 de Lièpvre à Châtenois, mis sous l'éteignoir par la DRE depuis novembre 2006, après deux années de concertation avec les entreprises, les élus, les riverains et la population, en rappelant que jusqu'à preuve du contraire la DRE en restait le maître d'ouvrage (même si la RN59, qui figurait encore il y a un an sur le site internet de la DRE Alsace sous la rubrique "Projets d'insfrastructures" aux côtés du GCO et de la RN66, en a été discrètement retirée il y a peu...).

En réponse la DRE n'a pas démenti les informations que j'avais obtenues en novembre 2007, selon lesquelles la Direction des Routes avait sacrifié le projet d'aménagement de la RN59, ou au moins l'avait reporté à l'horizon...2020!

Une mauvaise nouvelle venant rarement seule, la DRE a profité de cette réunion pour remettre en cause la vocation d'axe interrégional de la RN 59, en expliquant que si l'Etat avait gardé la maîtrise de cette route c'était pour en faire un axe majeur allant au delà de cette seule vocation interrégionale.

Ce faisant l'Etat remet implicitement en cause le schéma interrégional des transports dans le Massif Vosgien élaboré par les collectivités alsaciennes (Région et départements) lors de la fermeture du tunnel, pour lequel elles ont encore pourtant récemment renouvelé leur engagement.

Fructueuse réunion donc, où en quelques minutes nous avons eu la confirmation d'avoir été menés en bateau depuis 4 ans sur un projet d'aménagement qui n'est pas près de voir le jour, et où on nous a annoncé tranquillement que la destination potentielle de la RN 59 était d'accueillir le transit international, transformant ainsi pour le coup notre vallée en véritable "couloir à camions".

Autant d'annonces, ou d'intentions, qu'il est hors de question d'accepter sans réagir.

Dès demain je demanderai au Député Christ de réunir au plus vite le Comité Territorial mis en place en 2005 à son initiative notamment dans la perspective de l'aménagement de la RN 59.

Le temps des belles paroles est passé. Face à la duplicité de l'Etat il est maintenant temps d'agir pour défendre les intérêts du Val d'Argent et pour nous faire respecter.

Sur le sujet lire aussi mes posts précédents:

http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2008/06/02...

http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2008/05/27...

http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2008/05/05...

http://christian-chaton.hautetfort.com/archive/2007/11/21...

03.06.2008

La MEPAT en sursis

Le Conseil communautaire de jeudi dernier a décidément été très dense avec à l'ordre du jour des sujets aussi importants qu'Alplast et la RN 59 (cf. mes posts d'hier et d'avant-hier), mais aussi une délibération prenant acte de la publication de l'Avant Projet Définitif de la MEPAT (Maison Européenne du Patchwork et des Arts Textiles), et ouvrant la voie à la sollicitation des financeurs potentiels (Etat, Région, CG68, Europe) pour la réalisation de ce projet.

J'y ai rappelé que ce projet était passé en à peine plus d'un an de 2,8 à 4,1 millions d'€, et que lors du dernier tour de table de nos partenaires institutionnels à la Sous-Préfecture de Ribeauvillé il manquait près de 2 millions d'€ pour boucler son budget, malgré un financement conséquent de l'Etat au titre des Pôles d'Excellence Rurale.

Par ailleurs j'ai souligné que le Département ayant déjà consenti un effort financier considérable de 2,5 millions d'€ au profit de Tellure, il nous serait difficile d'aller au delà d'un soutien marginal de 5% pour la MEPAT correspondant à nos critères actuels.

Comme je l'avais souligné lors du débat m'ayant opposé au Président de la CCVA sur TLVA au moment des municipales, et compte tenu de la dérive financière de la MEPAT et de la situation budgétaire tendue de la CCVA, il appartiendra aux élus communautaires, dès la sollicitation des financeurs effectuée, de redéfinir le projet sur un objectif certes moins ambitieux, mais plus réaliste.

La solution pourrait être d'abandonner la MEPAT et de privilégier la réalisation du CIAP (Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine). On passerait ainsi de 4,1 à 1, 4 millions d'€.

Une solution beaucoup plus digeste pour les finances de la CCVA et de ses partenaires.

22.05.2008

La valorisation de notre patrimoine

Photo 056.jpgAvec l'obtention en 2006 du label de Pays d'Art et d'Histoire le Val d'Argent a obtenu la reconnaissance de la qualité et de l'importance de son patrimoine historique, et a obtenu des moyens supplémentaires pour sa mise en valeur.

Cette reconnaissance s'inscrit dans une double stratégie de développement touristique du Val d'Argent portée par la CCVA, et de réappropriation de notre territoire par ses habitants grâce à la valorisation de notre patrimoine.

C'est dans cet esprit que j'ai accueilli mercredi le responsable du service régional de l'archéologie de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), Monsieur Olivier Kayser.

L'objectif de cette visite était de lui faire découvrir la richesse et la diversité du patrimoine de mémoire de la Grande Guerre de Sainte-Marie-aux-Mines, afin de le convaincre de l'intérêt d'engager une procédure d'inscription à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques des éléments les plus intéressants de ce patrimoine.

Mission semble-t-il accomplie puisque cette visite va déboucher sur la constitution d'un dossier concernant en particulier l'inscription à l'Inventaire Supplémentaire des sites du Pain de Sucre et du Violu, qui ont été jugés dignes d'intérêt par Monsieur Kayser, et de quelques éléments épars et remarquables de ce patrimoine répartis sur d'autres secteurs du Front.

Au terme de cette procédure le Val d'Argent bénéficiera de la reconnaissance officielle de la qualité de son patrimoine militaire au même titre que d'autres sites départementaux aussi connus que l'Hartmannswillerkopf, le Linge  ou la Tête des Faux.

Un atout supplémentaire pour notre territoire!

20.09.2007

Pétition pour une Alsace bilingue

Je soussigné
Nom, Prénom, .............................................................................................................

Adresse ........................................................................................................................

fonction (facultatif) ........................................................................................................

soutiens l'Appel du 31 août 2007 (texte ci-dessous) pour la sauvegarde du bilinguisme en Alsace
texte à renvoyer par mail à : bilinguisme.alsace@libertysurf.fr
ou par courrier à : Culture et bilinguisme 5 boulevard de la Victoire 67000 STRASBOURG

___________________________________

APPEL DU 31 AOÛT 2007

POUR LA SAUVEGARDE DU BILINGUISME EN ALSACE

Réunis le 31 août 2007 à Ingersheim, les soussigné(e)s :
§ ayant pris connaissance des arrêtés ministériels - à savoir les arrêtés du 20 mars (NOR: MENE0700738A) et du 25 juillet 2007 (NOR : MENE0760745A)-, qui suppriment de fait la définition et l’existence de l’enseignement de la langue régionale en Alsace,

§ considérant que cette décision est d’une extrême gravité, en ce qu’elle représente une mise en cause de la langue régionale elle-même et de son avenir,

§ demandent à Monsieur le Président de la République d’intervenir afin que les deux arrêtés nommés ci-dessus soient abrogés,

§ lui demandent aussi de prendre les mesures législatives, administratives et pédagogiques, qu’il a promises durant la campagne électorale et qui donneront enfin un véritable statut juridique aux langues de France.

§ Cette rupture avec le passé donnera une fois pour toutes à celles-ci la garantie d’une sécurité et leur permettra de jouer tout leur rôle dans la vie publique de notre pays.

Ils invitent les élus, les responsables socio-économiques et associatifs, ainsi que tous les habitants de l’Alsace, à se joindre à cet appel afin que notre région puisse devenir ce pôle d’excellence linguistique de plus en plus nécessaire au cœur de l’Europe du XXI e siècle.

Culture & Bilinguisme
http://site.voila.fr/alsacezwei
_________________________________

30.06.2007

La politique des langues vivantes dans le système éducatif en Alsace

Intervention sur la convention portant sur la politique régionale des langues vivantes dans le système éducatif en Alsace

Séance plénière du Conseil général du Haut-Rhin du 29 juin 2007

Pour avoir depuis de nombreuses semaines suivi le débat sur le bilan de la convention quadripartite 2000/2006 qui a opposé le Rectorat aux associations de promotion du bilinguisme, je ne peux que constater l’échec relatif de cette convention aussi bien en ce qui concerne l’enseignement extensif que l’enseignement bilingue paritaire.

A l’aune de ce jugement, j’attendais avec intérêt la nouvelle mouture de cette convention pour 2007/2013 en espérant qu’elle corrige les insuffisances constatées, et permette enfin de donner à l’enseignement de notre langue régionale une impulsion décisive qui soit à la hauteur de sa situation critique, que nul ne peut nier, et des enjeux fondamentaux pour nous en termes culturels et économiques.

Au final, après lecture, cette nouvelle convention me laisse une impression mitigée.

Mitigée, car si elle contient quelques éléments nouveaux plutôt positifs, comme un suivi de son application par un comité de pilotage et des groupes de travail (dont sont malheureusement exclus pour le moment les associations de parents d’élèves), la mise en œuvre d’un partenariat fort avec les pays germanophones pour favoriser les échanges d’enseignants et les échanges scolaires, ou encore le développement d’une politique d’information à destination des parents, des élèves et des étudiants, il apparaît, à l’usage, que d’autres principes déjà énoncés dans l’ancienne convention et repris dans la nouvelle ne sont que des exercices de style destinés à enfumer les élus et les parents d’élèves.

Je citerais deux exemples très concrets.

Il y a d’un côté la théorie. La convention proclame « l’égalité des chances à accéder à une formation linguistique de qualité ». C’est très bien ! Mais la réalité est quelque peu différente. A la rentrée 2007/2008, les deux sections bilingues de l’école Aalberg à Sainte-Marie-aux-Mines seront supprimées et remplacées par une classe unique regroupant cinq niveaux d’élèves du CP au CM2. Cinq niveaux dans une seule classe ! Pour la « formation linguistique de qualité » et la réussite scolaire il est difficile de faire pire !

La théorie encore. La continuité de l’enseignement bilingue du collège au lycée serait parait-il assurée. Peut-être, mais dans quelles conditions ? La réalité est là encore différente. A Sainte-Marie-aux-Mines, les cinq élèves bilingues qui passent cette année en seconde (ils seront neuf en 2008 et 13 en 2009) n’ont d’autre choix pour le moment, s’ils veulent poursuivre leur cursus bilingue, que de se rendre au lycée Bartholdi à Colmar. Autant dire que la plupart d’entre eux dans ces conditions risque d’abandonner la filière bilingue, réduisant ainsi à néant  l’investissement réalisé par notre collectivité pour leur permettre de s’ouvrir à la langue de nos voisins de la maternelle au collège.

Vous voyez qu’il y a loin de la théorie (la convention) à la réalité. Et la réalité c’est que depuis trois ans, dans notre département, l’Inspection académique multiplie les obstacles à l’ouverture de sites bilingues, et les manœuvres dilatoires destinées à décourager parents et élèves.

Mais bon ! Il n’est probablement pas utile de polémiquer sur cette convention. Encore 15 ou 20 ans et nous n’aurons plus besoin de convention du tout car l’Alsace sera définitivement devenue une région monolingue et monoculturelle.

Pour terminer, une réflexion et une question.

La réflexion : En Alsace personne ne remet en cause le caractère obligatoire de l’enseignement de notre langue nationale, le français. Pourquoi notre langue régionale ne serait-elle pas considérée de la même façon et traitée sur un pied d’égalité ? Et dans cette optique, la solution pour maintenir le caractère bilingue de notre région ne serait-elle pas de rendre obligatoire, de la maternelle à l’université, l’enseignement bilingue paritaire ? La condition préalable étant que les collectivités alsaciennes revendiquent d’une même voix la compétence et la maîtrise de l’enseignement des langues au titre de notre spécificité régionale…

La question : Hier les  « grands » élus alsaciens, qui ne manquent jamais une occasion de manifester verbalement leur soutien au bilinguisme, ont déjeuné avec le Président de la République. Le bilinguisme a-t-il figuré au menu de leur conversation et de leurs doléances ?

Commentaire : La réponse à cette question a été donnée par Charles BUTTNER, Président du Conseil général du Haut-Rhin : c’est non.

Par ailleurs, Eric STRAUMANN, Président du Comité Fédéral des Associations 
pour la langue et la culture régionales d'Alsace et de Moselle, et nouvellement élu député du Haut-Rhin, n’a pas pris part au débat et a voté en faveur de la convention.

14.01.2007

Voeux du Conseiller Général

medium_valargent.jpgMesdames, Messieurs, Chers Amis,

C’est avec beaucoup de plaisir que je vous accueille aujourd’hui à l’occasion de cette réception qui clôture le cycle des cérémonies des vœux dans le Val d’Argent, réception qui sera l’occasion pour moi de vous délivrer un message, mais aussi pour nous tous de partager un moment d’amitié et de convivialité.

Je tiens en premier lieu à remercier la municipalité de Sainte-Croix-aux-Mines pour la mise à disposition de cette salle des fêtes, et à saluer……

M’ont demandé de les excuser car étant retenus par d’autres engagements :

 

-Monsieur Jean-Louis Christ, député du Haut-Rhin

-Madame Patricia Schillinger, Sénateur du Haut-Rhin

-Monsieur Rémy With, 1er vice-président du Conseil général du Haut-Rhin, conseiller général du canton de Dannemarie

-Monsieur Jean-Paul Dirringer, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin, conseiller général du canton de Rouffach

-Monsieur Frédéric Striby, vice-président du Conseil général du Haut-Rhin, conseiller général du canton de Huningue

-Monsieur Guy Daesslé, conseiller général et maire de Wintzenheim

-Monsieur Claude Humbrecht, maire d’Aubure, représenté par son 1er adjoint Monsieur Régnier

-Monsieur Tschan, maire de la Vancelle

-Monsieur Guy Naudo, ancien vice-président du conseil général du Haut-Rhin, conseiller général et maire

-Madame Lily Burger

-Madame Brigitte Speyser

-Monsieur Charles Waechter et Monsieur Antoine Walter

Il y a différentes façons de présenter ses vœux, la plus classique consistant à revenir sur certains faits marquants de l’année écoulée, avant d’évoquer les perspectives de l’année à venir. Je construirai cependant mon intervention d’une autre façon, en allant du général vers le particulier, en partant du global pour terminer par le local.

L’année qui s’ouvre sera placée sous le signe de deux campagnes électorales majeures qui conditionneront le  devenir de notre pays pour les cinq ans à venir. Alors autant le dire tout de suite…Loin de moi l’idée aujourd’hui, mais aussi demain, de donner la moindre consigne de vote en faveur de l’un ou l’autre candidat. Les électeurs ne sont pas de bons petits soldats obéissant aux ordres ou aux consignes qui pourraient leur être données, et c’est très bien ainsi. Cependant, les plus perspicaces d’entre-vous – c'est-à-dire tout le monde ici – devraient quand même assez facilement deviner pour qui je ne voterai probablement pas…et ce ne sera une surprise pour personne…

Une chose m’interpelle dans la campagne électorale qui s’ouvre, c’est la légèreté avec laquelle les grands médias audiovisuels ont oublié la cuisante leçon du 21 avril 2002, en privilégiant de nouveau, de façon outrancière, comme il y a cinq ans, deux candidats au détriment de tous les autres, comme s’ils voulaient imposer aux Français leur propre choix…Tout se passe comme si, malgré la pluralité d’organes d’information, il n’y avait en fait plus de pluralisme de l’information dans ce pays…ce qui ne manque pas de m’interroger sur la liberté réelle, au fond,  qu’ont les Français de choisir leur propre destin…Si je devais m’autoriser un raccourci, je dirais qu’officiellement les électeurs sont libres de leur choix…mais à condition qu’ils choisissent entre les candidats très politiquement corrects qu’une certaine caste médiatique aura choisi au préalable pour eux…

Au demeurant, je dois avouer que la mise en scène forcenée des moindres faits et gestes ou paroles, publics ou privés, de ces deux là commence sérieusement à m’échauffer, et j’ai cru comprendre ces derniers jours que je n’étais pas le seul. En tant que responsable politique je n’ai rien à faire de la couleur du maillot de bain de Ségolène Royal ni des frasques extraconjugales du couple Sarkozy !...Rien !...

Par contre si malgré tout j’essaie d’y voir un peu plus clair sur le projet et les propositions des uns et des autres, je m’aperçois rapidement que je n’ai pas grand-chose de consistant, pour le moment, à me mettre sous la dent.

En 2006 la France a dégringolé au 18ème rang mondial pour la compétitivité économique. Or que proposent la plupart des candidats pour améliorer notre compétitivité ? C’est de conserver, éventuellement en les aménageant vaguement, les 35 heures qui sont justement une des causes principales, si ce n’est la cause principale, de cette dégringolade !...

A titre d’information sachez qu’il n’y a pas besoin d’aller à l’autre bout de la planète pour trouver le pays le plus compétitif au monde…Il s’agit de la Suisse !...Nos voisins suisses ! Il faut dire qu’en Suisse on ne travaille pas 35 heures par semaine, mais 42 !...Et qu’il y a quelques années les Suisses ont refusé par référendum à une écrasante majorité d’abaisser la durée hebdomadaire de travail à 40 heures !...Ce n’est certes pas en France qu’on verrait un tel résultat !

Dans le même registre je ne sais pas ce que proposent les principaux candidats pour mettre fin à l’exception qui fait de la France le pays du monde où l’on rentre le plus tard sur le marché du travail, et où on en sort le  plus tôt…Finalement on en détient des record en France !....

Idem pour la fuite à l’étranger chaque année de plusieurs dizaines de milliers de nos bac+5, qui vont chercher, notamment dans les pays anglo-saxons, de meilleures conditions d’étude, de recherche, et de rémunération…Alors que dans le même temps affluent chez nous des centaines de milliers de bac-5…

Et je pourrais continuer comme cela pendant très longtemps !

Au final, c’est un peu un constat désabusé que je pourrais dresser de ce début de campagne présidentielle, qui est pourtant l’élection majeure en France…Et au train où vont les choses, je crois malheureusement que celui ou celle qui sera élu le 6 mai prochain sera encore pire que l’actuel locataire de l’Elysée…Mais nous en reparlerons dans un an !...

Depuis l’an dernier l’acte II de la décentralisation a continué à produire ses effets pervers sur les finances de notre département,  en raison de la poursuite du transfert de nouvelles compétences obligatoires de l’Etat vers les collectivités locales, sans que ce transfert ne soit accompagné des moyens financiers correspondants.

Et le pire reste à venir puisque la montée en charge de l’acte II va se concentrer sur les deux années à venir, notamment au niveau social et routier. Montée en charge à laquelle s’ajoute notamment la loi Handicap de 2005 qui s’est traduite par la création d’une maison départementale du handicap interlocuteur unique des handicapés et de leurs familles.

Sachez qu’il y a trois mois, au moment des orientations budgétaires, et compte-tenu de ces transferts insuffisamment compensés, c’est 70 millions d’euros qui nous faisaient défaut pour équilibrer le budget du Haut-Rhin !

Par un effort d’imagination assez considérable, le Conseil général s’est donc évertué à trouver les marges de manœuvre nécessaires en recadrant certaines de ses politiques, mais sans remettre en cause fondamentalement ses actions traditionnelles comme l’aide aux communes (qui représentera en 2007 170 millions d’euros), en agissant de façon modérée sur la fiscalité (avec une hausse d’environ 4,4%), en maîtrisant son recours à l’emprunt (autour de 125 millions), tout en préservant sa capacité d’action en augmentant le niveau de ses investissements de 4,5%.

Cet effort nous a permis de vous présenter les 14 et 15 décembre derniers une situation budgétaire équilibrée qui nous permettra dans les années à venir de faire face aux défis de la décentralisation ainsi qu’aux mutations auxquelles notre département est confronté, tout en restant plus que jamais à vos côtés pour accompagner le développement de votre territoire.

Je voudrais aujourd’hui profiter de l’occasion qui m’est donnée pour mettre en exergue une action majeure de notre collectivité au profit de l’économie du Haut-Rhin, et deux actions ponctuelles qui montrent bien toute l’attention que nous portons à l’économie des vallées vosgiennes.

L’action majeure dont je veux vous parler consiste en la mise en œuvre d’un Plan de revitalisation Economique du Haut-Rhin, qui entre maintenant dans sa deuxième phase, doté par nous de 10 millions d’euros, et auquel participent chacun au même niveau la Région et l’Etat, soit un total de 30 millions d’euros, destinés à soutenir les zones en difficulté, et à renforcer notre attractivité économique.

Dans le cadre de ce plan a été lancée une étude concernant la valorisation de la filière bois, dont nous attendons les premiers résultats très prochainement, étude qui débouchera sur des actions concrètes en faveur de cette filière majeure pour nos vallées, et dans laquelle viendra s’intégrer la réflexion lancée il y a deux sur le même sujet, mais à l’échelle locale, par la Communauté de communes du Val d’Argent.

Toujours dans le domaine de l’économie de nos vallées, je ne peux passer sous silence la mobilisation initiée par mon collègue François Tacquard, conseiller général du canton de Saint Amarin, et vigoureusement portée par le président Buttner, destinée à obtenir de l’Etat le respect de ses engagements concernant le financement des Contrats d’Agriculture Durable, anciennement CTE, qui sont devenus au fil des ans indispensables à l’équilibre des exploitations qui contribuent à faire vivre notre agriculture de montagne, si emblématique de nos valeurs profondes et de notre art de vivre.

Pour être à peu près exhaustif sur les actions du Conseil général au profit des Haut-Rhinois, permettez moi également de mentionner :

-la solidarité qui est le poste principal de notre budget avec les dépenses d’insertion des personnes en difficulté notamment des Rmistes (11000 bénéficiaires), avec le soutien aux personnes âgées (1300 bénéficiaires de l’Aide sociale à l’Autonomie et près de 9000 bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie), avec la Maison départementale du Handicap déjà évoquée, mais aussi toutes nos actions en faveur de la promotion de la santé ou encore de l’enfance et de la famille.

-Notre engagement dans l’éducation de nos enfants avec l’entretien et la construction des collèges, avec le financement des transports scolaires, et aussi notre action en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche.

-Le renforcement de nos liens avec nos voisins allemands et suisses dans le cadre de la coopération transfrontalière et le bilinguisme qui sont indispensables pour ancrer notre région dans son espace naturel humain, historique, culturel et économique qu’est le Rhin Supérieur.

-Et enfin l’approfondissement de notre coopération avec le département du Bas-Rhin et la Région Alsace, qui doit nous mener à terme, et là il s’agit d’un souhait personnel, vers la fusion de nos trois grandes collectivités au sein d’une assemblée régionale unique capable de parler demain d’une seule voix au nom des Alsaciens et de défendre plus efficacement leurs intérêts.

Vous le voyez !...Quelles que soient les difficultés auxquelles nous sommes et serons confrontés, le Conseil général du Haut-Rhin est, et sera encore davantage à l’avenir, un acteur majeur de votre quotidien, avec vous, et pour vous !

En ce qui concerne maintenant quelques sujets qui me paraissent importants pour le devenir du Val d’Argent, permettez moi d’évoquer le problème de la RN59, Tellure , et enfin, j’ai gardé le meilleur pour la fin, les problèmes budgétaires rencontrés par la Communauté de commune qui  vont se traduire en 2007 par la baisse de la compensation attribuée aux communes de la vallée.

Dans le cadre de l’acte II de la décentralisation, plusieurs dizaines de kilomètres de routes nationales ont été transférés au Conseil général le 01 janvier 2006, mais à l’exclusion notable de la RN59 qui reste elle sous la responsabilité de l’Etat, et donc, en ce qui concerne son aménagement futur de la Direction régionale de l’équipement. Initialement cette situation m’a inspiré quelques craintes car j’aurais quand même préféré que notre route soit transférée au Département ce qui me paraissait nous offrir une plus grande garantie d’être écoutés localement.

L’annonce il y a quinze jours du choix du tracé neuf entre Danielsrain et Lièpvre, plutôt que de l’aménagement sur place, avec notamment comme avantages la préservation du hameau de Bois l’Abbesse et une bonne accessibilité à nos zones économiques, m’a certes rassuré sur le sens de la concertation lancée par la DRE, et qui visiblement n’a pas été que de pure forme. Cependant nous ne sommes encore qu’au milieu du chemin car il reste encore devant nous à régler le problème du raccordement du nouveau tracé à l’actuelle déviation, problème pour lequel il existe localement un consensus pour demander qu’il soit réglé en ayant recours à la solution d’un ou deux tunnels permettant de contourner l’entrée est de Lièpvre.

Cette solution si elle devait être retenue entraînerait mécaniquement un allongement de la durée des travaux, dont il faut bien être conscients, mais dont tous nous acceptons le prix à payer.

L’an passé je m’étais permis d’attirer votre attention sur l’impératif que nous avions de réussir le Parc Minier, rebaptisé Tellure, quand bien même, et vous le savez, j’ai été, et je suis encore sceptique, sur la forme de ce projet. Il est clair pour moi que personne n’a intérêt à ce qu’il soit un échec, car il s’agit quand même, avec un budget d’un peu plus de 10 millions d’euros, du plus important projet réalisé depuis longtemps dans notre vallée…Et je dois vous dire que je suis presque en train de regretter l’époque, pas si lointaine, où Tellure suscitait polémique et oppositions. Je regrette cette époque, car aujourd’hui je ne sens plus qu’indifférence autour du projet de la Petite Lièpvre. Cette situation m’inquiète car il n’y a rien de pire je crois que cette indifférence. Alors de grâce, mesdames et messieurs les élus…Montrons l’exemple en faisant preuve de conviction et de détermination…Car finalement ces 10 millions d’euros ils sortent d’où ?...De la poche du contribuable…Et avec l’argent du contribuable nous n’avons pas le droit de faire n’importe quoi (et tout le monde sera d’accord avec moi là-dessus), et nous n’avons pas le droit non plus à l’échec de Tellure !

Heureusement nous n’en sommes pas encore là, mais nous savons déjà que les deux ou trois premières années de fonctionnement de Tellure génèreront un déficit d’exploitation prévisible, et somme toute normal, pour ce genre d’équipement et compte-tenu de la relative désaffection d’une partie du public pour ce genre de parc à thème.

Ce déficit d’exploitation vous avez déjà deviné que c’est la Communauté de Communes du Val d’Argent qui allait le supporter. C'est-à-dire que vos budgets à venir seront de ce fait encore un peu plus tendus que cette année.

J’ai bien écouté les uns et les autres à l’occasion du débat sur les moyens de surmonter cette impasse budgétaire de 400000 euros consécutive à la baisse des compensations de l’Etat (somme toute prévisible), et à la mise en place de nombreux services à la population générant des coûts de fonctionnement de plus en plus lourds…

J’avais bien entendu également depuis deux ans et demi, alternativement Agnès Henrichs et Claude Ruff, s’inquiéter régulièrement de ce qu’ils appelaient « la fuite en avant de la Com/Com » dans de nombreux investissements très lourds à digérer….Eh bien à force de s’inquiéter, le moment de payer est venu…Et ce sont les communes qui vont payer la différence en acceptant une baisse de leur compensation qui se traduira par un étalement de certains investissements…

Ceci dit je vois malgré tout deux points positifs à la situation de crise (toute relative) que vient de connaître l’intercommunalité dans notre vallée.

Le premier point positif c’est qu’indépendamment de leur coût de fonctionnement ces services à la population, qui étaient de toute façon indispensables, ont l’immense mérite d’exister et de profiter à nos habitants tout en renforçant l’attractivité de notre territoire pour de nouveaux habitants…

Le deuxième point positif, et pas des moindres, c’est que les élus de la vallée ont été capables dans

ce contexte de faire preuve de solidarité et d’esprit de responsabilité…Même si ça n’a pas été toujours de gaîté de cœur…Et autant il est facile d’être solidaires quand tout va bien, autant il est difficile de le rester quand les difficultés se présentent…

Ce faisant vous avez démontrés que l’intercommunalité, qui est la clé de l’avenir du Val d’Argent, était désormais acceptée et bien comprise par tous. Et ça c’est fondamental pour notre devenir commun !

Le moment est maintenant venu de passer à la deuxième partie de cette matinée, qui n’est pas la moins sympathique, et qui va nous permettre de poursuivre nos échanges en toute convivialité.

Auparavant, et pour clore mon propos, je voudrais vous adresser à toutes et à tous, en mon nom et en celui des mes collègues conseillers généraux, mes vœux les plus sincères de réussite, de santé, de bonheur pour vous-même et pour vos proche…Et puisque vous allés être appelés à vous prononcer dans quelques semaines sur le devenir de notre Nation, je voudrais également vous souhaiter beaucoup de courage et de lucidité…

Bonne année 2007 à tous…Que cette année soit une belle année pour l’Europe, pour la France, et pour l’Alsace !

 

 

31.12.2006

Réactivité et vigilance face aux violences scolaires

Lors du Conseil d’Administration de rentrée du Collège Reber le 28 septembre dernier j’avais fait remarquer que les chiffres des signalements de violences du Collège vers le Rectorat me paraissaient sous-estimés par rapport aux échos réguliers qui me parvenaient de la part d’élèves et de parents d’élèves. Explication donnée par le Principal, Monsieur Brech, et la nouvelle Conseillère principale d’Education, de la relative faiblesse de ces chiffres : les vols dont les auteurs n’étaient pas identifiés n’étaient pas jusqu’à présent comptabilisés ! Ce qui sera désormais chose faite à la demande des représentants des parents d’élèves siégeant au CA.

Une dizaine de jours plus tard des parents m’informaient d’une agression dont avaient été victimes 4 élèves du lycée général par un groupe du lycée professionnel devant le collège.  Et de se s’étonner qu’au lycée on aurait tenté de dissuader parents et élèves de déposer plainte « pour ne pas faire de vague 

Ce que Monsieur Brech a démenti en m’assurant qu'il n'y avait pas eu de sa part ni du CPE la moindre volonté de minimiser ou d'étouffer cette d'agression, et qu'au contraire dans ce genre d'affaire il incite les intéressés à déposer plainte. Il m'a également informé qu'immédiatement l'incident avait été signalé au Rectorat et qu'il s’était rendu à la Gendarmerie à ce sujet. Des sanctions disciplinaires seront prises contre les auteurs dès que les faits auront été correctement établis par l'établissement et par la Gendarmerie, ces sanctions internes ne préjugeant en rien d'éventuelles suites judiciaires qui sont à la diligence du Procureur de la République de Colmar.

Je n'ai pas de raison de mettre en doute la bonne foi de M. Brech, et je crois qu’on peut lui donner acte de sa volonté de ne rien laisser passer, même si je connais par ailleurs la réticence qu'ont certains chefs d'établissement à signaler de tels actes...

Quoi qu'il en soit n’hésitez pas, élèves ou parents, à me signaler de tels incidents afin que je répercute immédiatement ces informations et m’assure des suites données par le Collège et/ou la justice. Ce n’est sûrement pas ce qui mettra un terme aux violences scolaires, mais qui pourrait certainement contribuer à sensibiliser la communauté éducative sur l’importance que parents et élus accordent à la sécurité des leurs enfants et à leur tranquillité même si - et heureusement ! – le collège et le lycée de Sainte-Marie-aux-Mines ne sont en rien comparables aux établissements sinistrés des banlieues strasbourgeoise et mulhousienne.

En deux mots : face aux violences scolaires soyons REACTIFS et VIGILANTS.

04.10.2006

Un blog au coeur du Val d'Argent

Après avoir animé pendant plusieurs mois un site Internet, j’ai décidé d’opter pour un blog … Il ne s’agit pas, pour l’élu de terrain que je suis de tomber dans la modernité, mais simplement, dans la logique qui est la mienne de choisir un mode de communication simple et direct.

 

Défenseur de la proximité, de l’enracinement, je me devais de permettre aux internautes du Val d’Argent de pouvoir me joindre directement, comme ils peuvent le faire aussi au détour des rues de Sainte Marie ou des chemins de la Vallée …

 

Bienvenue donc sur ce blog ! Vous y trouverez des liens, mon agenda, des positions et communiqués, mais plus que tout, je reste disponible, franc et direct.

 

Christian Chaton

Conseiller Général du Val d’Argent

Conseiller Municipal de Sainte Marie aux Mines