05.06.2009
Pour la reconnaissance linguistique et culturelle de l'Alsace
Lors de la récente Assemblée Générale du Comité Fédéral des Associations pour la Langue et la Culture Régionales en Alsace et en Moselle qui est présidé par le Député UMP et Conseiller Général Eric Straumann, le vice-président délégué et Maire d'Ingersheim Gérard Cronenberger a rendu un rapport moral particulièrement percutant.
Dénonçant une France "prompte à défendre la diversité culturelle dans le monde", mais refusant "de voir les mêmes principes s'exercer sur son territoire au nom de prétextes d'indivisibilité, d'unité du peuple français et d'égalité devant la loi", Gérard Cronenberger a dressé un tableau sans concession "des multiples atteintes dont la langue et la culture alsaciennes sont victimes".
Soulignant que "plus que toute autre région française l'Alsace a souffert des grands conflits du XXème siècle", il a estimé que "rien ne saurait justifier qu'elle continue d'en subir les conséquences", et qu'au contraire il convenait "de lui accorder ce qui revient de droit à tous les territoires d'une Europe apaisée et réconciliée: le respect de son identité, le droit de conserver sa spécificité linguistique et culturelle, le droit de se développer dans l'environnement qui est le sien, le droit de vivre en paix avec elle-même".
Un discours aux antipodes des habituelles génuflexions auxquelles de trop nombreux élus alsaciens ont l'habitude de se livrer devant le pouvoir central et ses représentants.
13:47 Publié dans Libre propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : straumann, ump, cronenberger, bilinguisme, alsace |
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20.11.2008
Etat des lieux de l'enseignement bilingue dans le Haut-Rhin
Globalement en 2008 le Conseil Général du Haut-Rhin a consacré 2,27M€ à la langue et culture régionale (auxquels s'ajoutent des crédits pour le financement des locaux nécessaires aux sites bilingues).
- En maternelle: 306 classes bilingues existent regroupant 6 684 élèves (+583 par rapport à 2007). A la rentrée 2008 cinq sites bilingues nouveaux ont ouvert: Staffelfelden, Sainte-Croix-en-Plaine, Ungersheim, Uffholtz et Soultz.
- Dans le 1er degré: 9,6% des élèves des écoles publiques bénéficient de l'enseignement bilingue. Le secteur privé et associatif devrait progresser vu l'accroissement de la demande.
- Dans les collèges: 18 collèges publics et trois privés assurent l'enseignement bilingue pour 974 élèves concernés. A la rentrée 2008 le collège Saint Exupéry de Mulhouse a fermé sa voie bilingue tandis que celui de Sierentz en ouvrait une. Depuis cette année tous les élèves de la voie bilingue étudient la langue et la culture régionales d'Alsace dès la 6ème.
- Dans les lycées: quatre lycées scolarisent 321 élèves en option ABIBAC.
Le constat: pour 6 684 élèves en classes bilingues en maternelle on n'en retrouve plus que 321 en terminale. C'est en partie le résultat du non respect du principe de continuité de l'enseignement bilingue de la maternelle à la terminale pourtant inscrit dans la Convention quadripartite portant sur l'enseignement de la langue régionale.
La solution: comme le demandait dans une déclaration un collectif de chefs d'entreprise alsaciens lors de l'élection présidentielle de 2007, l'enseignement des langues dans l'Académie de Strasbourg doit être transféré aux collectivités territoriales.
Le problème: aucune de ces collectivités (Région, Conseils Généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin) ne semble pour le moment vouloir s'engager dans cette voie.
11:36 Publié dans Conseil Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bilinguisme, alsace, abcm, abibac |
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20.09.2007
Pétition pour une Alsace bilingue
Je soussigné
Nom, Prénom, .............................................................................................................
Adresse ........................................................................................................................
fonction (facultatif) ........................................................................................................
texte à renvoyer par mail à : bilinguisme.alsace@libertysurf.fr
ou par courrier à : Culture et bilinguisme 5 boulevard de la Victoire 67000 STRASBOURG
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POUR LA SAUVEGARDE DU BILINGUISME EN ALSACE
Réunis le 31 août 2007 à Ingersheim, les soussigné(e)s :
§ ayant pris connaissance des arrêtés ministériels - à savoir les arrêtés du 20 mars (NOR: MENE0700738A) et du 25 juillet 2007 (NOR : MENE0760745A)-, qui suppriment de fait la définition et l’existence de l’enseignement de la langue régionale en Alsace,
§ considérant que cette décision est d’une extrême gravité, en ce qu’elle représente une mise en cause de la langue régionale elle-même et de son avenir,
§ demandent à Monsieur le Président de la République d’intervenir afin que les deux arrêtés nommés ci-dessus soient abrogés,
§ lui demandent aussi de prendre les mesures législatives, administratives et pédagogiques, qu’il a promises durant la campagne électorale et qui donneront enfin un véritable statut juridique aux langues de France.
§ Cette rupture avec le passé donnera une fois pour toutes à celles-ci la garantie d’une sécurité et leur permettra de jouer tout leur rôle dans la vie publique de notre pays.
Ils invitent les élus, les responsables socio-économiques et associatifs, ainsi que tous les habitants de l’Alsace, à se joindre à cet appel afin que notre région puisse devenir ce pôle d’excellence linguistique de plus en plus nécessaire au cœur de l’Europe du XXI e siècle.
Culture & Bilinguisme
http://site.voila.fr/alsacezwei
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09:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bilinguisme, alsace |
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30.06.2007
La politique des langues vivantes dans le système éducatif en Alsace
Intervention sur la convention portant sur la politique régionale des langues vivantes dans le système éducatif en Alsace
Séance plénière du Conseil général du Haut-Rhin du 29 juin 2007
Pour avoir depuis de nombreuses semaines suivi le débat sur le bilan de la convention quadripartite 2000/2006 qui a opposé le Rectorat aux associations de promotion du bilinguisme, je ne peux que constater l’échec relatif de cette convention aussi bien en ce qui concerne l’enseignement extensif que l’enseignement bilingue paritaire.
A l’aune de ce jugement, j’attendais avec intérêt la nouvelle mouture de cette convention pour 2007/2013 en espérant qu’elle corrige les insuffisances constatées, et permette enfin de donner à l’enseignement de notre langue régionale une impulsion décisive qui soit à la hauteur de sa situation critique, que nul ne peut nier, et des enjeux fondamentaux pour nous en termes culturels et économiques.
Au final, après lecture, cette nouvelle convention me laisse une impression mitigée.
Mitigée, car si elle contient quelques éléments nouveaux plutôt positifs, comme un suivi de son application par un comité de pilotage et des groupes de travail (dont sont malheureusement exclus pour le moment les associations de parents d’élèves), la mise en œuvre d’un partenariat fort avec les pays germanophones pour favoriser les échanges d’enseignants et les échanges scolaires, ou encore le développement d’une politique d’information à destination des parents, des élèves et des étudiants, il apparaît, à l’usage, que d’autres principes déjà énoncés dans l’ancienne convention et repris dans la nouvelle ne sont que des exercices de style destinés à enfumer les élus et les parents d’élèves.
Je citerais deux exemples très concrets.
Il y a d’un côté la théorie. La convention proclame « l’égalité des chances à accéder à une formation linguistique de qualité ». C’est très bien ! Mais la réalité est quelque peu différente. A la rentrée 2007/2008, les deux sections bilingues de l’école Aalberg à Sainte-Marie-aux-Mines seront supprimées et remplacées par une classe unique regroupant cinq niveaux d’élèves du CP au CM2. Cinq niveaux dans une seule classe ! Pour la « formation linguistique de qualité » et la réussite scolaire il est difficile de faire pire !
La théorie encore. La continuité de l’enseignement bilingue du collège au lycée serait parait-il assurée. Peut-être, mais dans quelles conditions ? La réalité est là encore différente. A Sainte-Marie-aux-Mines, les cinq élèves bilingues qui passent cette année en seconde (ils seront neuf en 2008 et 13 en 2009) n’ont d’autre choix pour le moment, s’ils veulent poursuivre leur cursus bilingue, que de se rendre au lycée Bartholdi à Colmar. Autant dire que la plupart d’entre eux dans ces conditions risque d’abandonner la filière bilingue, réduisant ainsi à néant l’investissement réalisé par notre collectivité pour leur permettre de s’ouvrir à la langue de nos voisins de la maternelle au collège.
Vous voyez qu’il y a loin de la théorie (la convention) à la réalité. Et la réalité c’est que depuis trois ans, dans notre département, l’Inspection académique multiplie les obstacles à l’ouverture de sites bilingues, et les manœuvres dilatoires destinées à décourager parents et élèves.
Mais bon ! Il n’est probablement pas utile de polémiquer sur cette convention. Encore 15 ou 20 ans et nous n’aurons plus besoin de convention du tout car l’Alsace sera définitivement devenue une région monolingue et monoculturelle.
Pour terminer, une réflexion et une question.
La réflexion : En Alsace personne ne remet en cause le caractère obligatoire de l’enseignement de notre langue nationale, le français. Pourquoi notre langue régionale ne serait-elle pas considérée de la même façon et traitée sur un pied d’égalité ? Et dans cette optique, la solution pour maintenir le caractère bilingue de notre région ne serait-elle pas de rendre obligatoire, de la maternelle à l’université, l’enseignement bilingue paritaire ? La condition préalable étant que les collectivités alsaciennes revendiquent d’une même voix la compétence et la maîtrise de l’enseignement des langues au titre de notre spécificité régionale…
La question : Hier les « grands » élus alsaciens, qui ne manquent jamais une occasion de manifester verbalement leur soutien au bilinguisme, ont déjeuné avec le Président de la République. Le bilinguisme a-t-il figuré au menu de leur conversation et de leurs doléances ?
Commentaire : La réponse à cette question a été donnée par Charles BUTTNER, Président du Conseil général du Haut-Rhin : c’est non.
Par ailleurs, Eric STRAUMANN, Président du Comité Fédéral des Associations
pour la langue et la culture régionales d'Alsace et de Moselle, et nouvellement élu député du Haut-Rhin, n’a pas pris part au débat et a voté en faveur de la convention.
13:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bilinguisme, alsace, éducation |
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25.06.2007
L'Education Nationale contre le bilinguisme
J'ai récemment été alerté ainsi que mon collègue Charles BUTTNER, Président du Conseil général du Haut-Rhin, sur le projet de l’Inspecteur d’Académie, Gilles PETREAULT, de fermer à la rentrée 2007/2008 les sections bilingues de l’école Aalberg à Sainte-Marie-aux-Mines et de les remplacer par une classe unique regroupant 5 niveaux d’élèves.
Monsieur PETREAULT n'étant manifestement pas pressé de répondre à la demande des parents d'élèves concernés et de Charles BUTTNER lui demandant d’envisager une autre solution que ce regroupement, je me suis rendu à Strasbourg le jeudi 14 juin 2007 au Conseil Académique de l’Education Nationale pour y interpeller directement le Recteur d’Académie, en soulignant auprès de lui que vouloir regrouper 5 niveaux d’élèves dans une même classe, du CP au CM2, était contraire à l’objectif de réussite scolaire régulièrement affiché par le Rectorat.
Le Recteur en a volontiers convenu avec moi, mais n'a pas voulu s'engager et m’a renvoyé vers…l’Inspecteur d’Académie !
J’ai donc demandé à mon collègue Jean-Luc REITZER, Président de la commission chargée de l'Education au sein du Conseil général, d’intervenir lors du Conseil Départemental de l’Education Nationale qui s’est réuni à Colmar le jeudi 21 juin 2007 sous la présidence de...l’Inspecteur d’Académie.
Monsieur Gilles PETREAULT lui a alors répondu qu’il ne reviendrait pas sur sa décision car cela risquerait, selon ses propres termes, « de faire exploser le système ». Je ne sais pas si le maintien de 2 sections bilingues à l’école Aalberg suffirait à « faire exploser le système », mais ce que je sais c’est que depuis la prise de fonction de Monsieur PETREAULT, il y a 3 ans, le développement de l’enseignement bilingue dans le Haut-Rhin n’a jamais connu autant de difficultés.
De simples demandes écrites et orales ne suffisant visiblement pas à faire revenir Monsieur PETREAULT sur sa décision, il faudra peut-être envisager à la rentrée d’autres modes d’action pour nous faire entendre, comme par exemple une manifestation, ce qui s’est déjà fait ailleurs...
17:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bilinguisme |
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