01.06.2008

Un nouveau départ pour ALPLAST

alplast_produits.gifDepuis 2 ans la société ALPLAST traverse une mauvaise passe consécutivement à la quasi disparition des sacs de caisse de la grande distribution.

L'an passé un premier plan social avait réduit les effectifs d'une quarantaine de salariés, et parallèlement l'entreprise avait réorganisé ses activités commerciales vers le secteur industriel avec la production de coiffe-palettes.

Le secteur industriel représente actuellement 60% de l'activité d'Alplast, et à terme l'entreprise prévoit de se concentrer sur ce secteur avec en complément la production de films plastiques pour l'agro-alimentaire.

Confrontée à un grave problème de trésorerie lui interdisant d'acheter les matières premières nécessaires pour honorer un carnet de commandes pourtant bien rempli, Alplast a été placée sous consignation judiciaire le 22 mai 2008. Dernière étape avant une mise en liquidation judiciaire synonyme de dépôt de bilan, avec au bout du processus le licenciement des 95 salariés.

Le CAHR (Comité d'Action Economique du Haut-Rhin) m'avait alerté dès le début de l'année de cette perspective, et j'avais alors rencontré le directeur d'Alplast  pour essayer de trouver de quelle façon les collectivités, à commencer par le Conseil Général du Haut-Rhin, pourraient intervenir pour sauver l'entreprise.

Nous avions alors envisagé qu'Alsabail, qui est déjà propriétaire d'une partie des bâtiments du site sainte-marien, acquière l'autre partie par la mise en place d'un contrat de lease-back.

Cette solution n'ayant pu être mise en oeuvre en raison du processus judiciaire dans lequel l'entreprise était engagée, j'ai alors proposé, en accord avec mon collègue Alphonse Hartmann, Président de la commission Economie du CG68, que le Conseil Général apporte son soutien financier à la Communauté de Communes du Val d'Argent pour lui permettre d'acquérir les bâtiments.

Cette proposition a été adoptée à l'unanimité jeudi soir par les élus communautaires.

La CCVA va dans les semaines qui viennent se porter acquéreur du bâtiment d'Alplast dans le cadre d'une opération de crédit bail, avec une aide du Département sous la forme d'une avance de 40% du montant de l'achat (estimé à environ 1 million d'€) remboursable sur 15 ans avec un différé d'amortissement d'un ou deux ans.

Cette solution va permettre d'injecter 1 million d'€ dans la trésorerie d'Alplast et dans le même temps débloquer 1,5 millions supplémentaires auprès des actionnaires et des banques de l'entreprise sainte-marienne. Alplast pourra alors honorer ses commandes et relancer son activité tout en achevant sa réorganisation commerciale autour des seuls secteurs industriel et agro-alimentaire.

Cette relance et cette réorganisation auront cependant un coût social, puisque l'abandon de la production de sachets pour la grande distribution, nécessaire pour assainir la situation d'Alplast,  se traduira par un plan social d'une vingtaine de salariés.

Mais au final, grâce à cette intervention de la CCVA et du CG68, Alplast pourra poursuivre son activité avec 70 salariés.

Si les élus et les collectivités locales ne sont pas responsables de la situation économique morose de notre région, ils peuvent parfois intervenir pour créer les conditions favorables à l'implantation de nouvelles entreprises, ou aider des entreprises en difficulté et sauver des emplois.

C'est ce qu'ils viennent de faire pour Alplast.

19.05.2008

Au service de l'économie du Haut-Rhin

logo_cahr.gifLe Haut-Rhin est confronté depuis plusieurs années à une conjoncture économique difficile qui s'est traduite par la perte de nombreux emplois industriels.

Pour tenter de répondre à cette mutation liée aux effets induits par la mondialisation, le CG68 a mis en oeuvre en 2006 un Plan de Revitalisation Economique de 30 millions d'€.

Il dispose également d'une agence de développement économique: le CAHR (Comité d'Action Economique du Haut-Rhin). C'est un organisme pluridisciplinaire au service du développement économique et de la création de partenariat.

En 2007 ce Comité a traité 257 dossiers d'entreprise:

45 dossiers d'implantation

137 contacts pour des développements d'entreprise (recherche foncière pour des extensions, aides aux investissements et aides à la création d'emplois)

42 recours concernant des actions de soutien technique

33 contacts ayant trait malheureusement à des entreprises en difficulté

Dans le domaine du soutien et de l'appui aux collectivités il a traité 8 dossiers de reconversion de friches, 7 dossiers relatifs à des zones d'activités, et 8 dossiers d'immobilier d'entreprise.

Dans le bassin d'emploi de Sainte-Marie-aux-Mines qui nous intéresse, le CAHR a apporté en 2007 une aide au développement et un soutien technique aux entreprises et projets suivants:

Budelpack - Lièpvre (119 salariés): changement de direction.

Burger - Lièpvre (50 salariés): projet d'extension des bâtiments, d'augmentation des capacités, et réorganisation des activités. Avec le concours du Fonds Départemental d'Aide à l'Industrialisation, construction d'un hall de distribution et de logistique de 3000 m2 évalué à 750.000 € avec embauche de 4 personnes.

Scierie Auguste Schmitt et Fils - Sainte-Croix-aux-Mines (70 salariés): accompagnement dans les démarches de mise en conformité du site, et aide à la réalisation des conditions nécessaires à l'obtention du permis de construire portant sur l'extension du bâtiment.

Les Tournesols - Sainte-Marie-aux-Mines (50 salariés): signature d'un contrat entre l'ESAT et PGS pour la fabrication de palettes à Bennwihr. Création d'une dizaine d'emplois.

Parc Roc des Faîtes - Sainte-Marie-aux-Mines (36 salariés): projet de création d'un espace touristique et agricole comprenant une ferme pédagogique et un parc animalier animés par des travailleurs handicapés et leurs encadrants.

Walt'Air - Sainte-Marie-aux-Mines (6 salariés): projet d'implantation dans la plaine pour cette société spécialisée dans la fabrication d'électrovannes et de vérins.

Dans un registre moins souriant, le CAHR a également accompagné en 2007 l'entreprise Alplast dans le cadre d'un plan social prévoyant la suppression de 47,5 postes sur 145. D'autres démarches sont en cours depuis début 2008 pour tenter de sauvegarder cette entreprise.