24.08.2009
Le départ d'Adrien Zeller
Le décès d'Adrien Zeller, le Président de la Région Alsace depuis 1996, jette assurément un voile sombre sur la rentrée politique alsacienne.
C'est qu'au delà des questions - somme toute secondaires - d'étiquettes politiques Adrien Zeller a été un des rares hommes politiques alsaciens capable de peser au niveau national et n'hésitant jamais à prendre à rebrousse-poil les tentations centralisatrices de la classe politique française.
Bien qu'encarté à l'UMP il n'avait pas hésité ces derniers mois à critiquer fortement le projet de réforme des collectivités locales dans lequel il ne voyait que la poursuite de l'acte II manqué de la décentralisation.
Animé d'un amour profond de sa région, Européen convaincu assumant pleinement sa double culture et ardent promoteur d'une véritable décentralisation Adrien Zeller occupait une place à part dans un paysage politique alsacien trop souvent peuplé d'élus complexés et effrayés par leur propre ombre...
Je n'oublierai pas les six années que j'ai passées à son contact parfois rugueux, mais souvent chaleureux, en tant que tout jeune conseiller régional d'Alsace de 1998 à 2004. Pas plus que son engagement en faveur de notre vallée qu'il aimait sincèrement et qu'il n'a jamais cessé d'exprimer durant ces cinq dernières années comme tout dernièrement encore le 3 juillet dernier lors de l'inauguration de Tellure.
Avec son départ l'Alsace perd une de ses grandes figures et notre vallée un de ses précieux soutiens.
11:24 Publié dans Libre propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : adrien zeller, région alsace, ump |
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05.06.2009
Pour la reconnaissance linguistique et culturelle de l'Alsace
Lors de la récente Assemblée Générale du Comité Fédéral des Associations pour la Langue et la Culture Régionales en Alsace et en Moselle qui est présidé par le Député UMP et Conseiller Général Eric Straumann, le vice-président délégué et Maire d'Ingersheim Gérard Cronenberger a rendu un rapport moral particulièrement percutant.
Dénonçant une France "prompte à défendre la diversité culturelle dans le monde", mais refusant "de voir les mêmes principes s'exercer sur son territoire au nom de prétextes d'indivisibilité, d'unité du peuple français et d'égalité devant la loi", Gérard Cronenberger a dressé un tableau sans concession "des multiples atteintes dont la langue et la culture alsaciennes sont victimes".
Soulignant que "plus que toute autre région française l'Alsace a souffert des grands conflits du XXème siècle", il a estimé que "rien ne saurait justifier qu'elle continue d'en subir les conséquences", et qu'au contraire il convenait "de lui accorder ce qui revient de droit à tous les territoires d'une Europe apaisée et réconciliée: le respect de son identité, le droit de conserver sa spécificité linguistique et culturelle, le droit de se développer dans l'environnement qui est le sien, le droit de vivre en paix avec elle-même".
Un discours aux antipodes des habituelles génuflexions auxquelles de trop nombreux élus alsaciens ont l'habitude de se livrer devant le pouvoir central et ses représentants.
13:47 Publié dans Libre propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : straumann, ump, cronenberger, bilinguisme, alsace |
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10.02.2009
La Bretagne montre la voie à l'Alsace
De nombreuses personnalités bretonnes (parmi lesquelles on pouvait reconnaitre l'ancien PDG de TF1 Patrick Le Lay, la romancière Irène Frain, Denis Seznec, le patron du Guide du Routard Philippe Gloaguen, Noël Couédel du Festival Interceltique de Lorient ou encore l'éditotialiste du Figaro Jean Bothorel) ont lancé aujourd'hui à Paris à la table du grand cuisinier Jacques Le Divellec un appel à la réunification de la Bretagne et au retour du département de Loire Atlantique dans le giron breton.
Cet appel, signé par cent personnalités de premier plan dont des élus de toutes tendances, UMP, PS, Verts, Modem et autonomistes bretons de l'UDB, a été transmis à l'ancien Premier Ministre Edouard Balladur qui a été mandaté par le Président de la République pour présider le Comité chargé de réfléchir à la réforme des collectivités locales et qui doit rendre ses conclusions avant la fin du mois de février 2009.
Une fois de plus les Bretons ont su se réunir autour de l'essentiel, leur identité, pour revendiquer le droit à décider de leur avenir et à s'organiser librement dans le cadre d'une véritable décentralisation.
Pendant ce temps en Alsace les uns et les autres agissent en ordre dispersé, ce qui est normal puisque personne ne poursuit le même but, en prenant surtout bien soin de ne pas déplaire à Paris et de rester dans la stricte orthodoxie républicaine à l'image de Guy-Dominique Kennel le Président du Conseil Général du Bas-Rhin qui déclarait récemment que "l'Alsace ne veut pas de particularisme. Elle souhaite s'inscrire dans l'évolution institutionnelle nationale" (DNA du 15/01/2009).
Pour ma part je souhaite au contraire que l'Alsace puisse parler à l'avenir d'une seule voix en réunissant la Région et nos deux départements, qu'elle tourne le dos aux nationalismes étriqués qui lui ont fait tant de tort, et qu'elle puisse inscrire librement son devenir au sein de l'Europe des Régions et particulièrement de l'espace du Rhin supérieur avec nos voisins allemands et suisses.
11:16 Publié dans Libre propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : lelay, seznec, frain, udb, kennel, balladur, ump |
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20.07.2008
Strasbourg déclassée
La France assure la présidence tournante de l'Union Européenne pour six mois depuis le 01 juillet 2008.
Durant cette présidence française quatre Conseils des Ministres européens ont été programmés qui se dérouleront à Paris, Marseille, Brest et Avignon.
Et Strasbourg me direz-vous? Car après tout la capitale de l'Alsace est également avec Bruxelles un des deux sièges du Parlement Européen, mais aussi le siège du Conseil de l'Europe et de la Cour Européenne des Droits de l'homme, ainsi que la deuxième ville diplomatique de France accueillant 75 représentations diplomatiques et consulats.
Autant d'arguments qui logiquement auraient dû faire de Strasbourg - dont le statut de capitale européenne est régulièrement remis en cause - plus encore que le simple lieu d'un Conseil des Ministres européens, la véritable plaque tournante de la présidence française.
Visiblement Nicolas Sarkozy et son gouvernement n'ont guère été sensibles à ce genre d'arguments.
Mais pourquoi se gêneraient-ils? L'Alsace est probablement la région de France dont les élus sont les plus dociles envers le pouvoir central. Je n'ai guère entendu que le Maire socialiste de Strasbourg Roland Ries protester contre la mise à l'écart de sa ville. Nulle mobilisation de nos nombreux députés et sénateurs alsaciens UMP en faveur de Strasbourg!
Et dire que l'Alsace a voté Sarkozy à 65% au second tour de l'élection présidentielle! On ne peut pas dire que nous soyons bien payés en retour...
17:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ries, strasbourg, ump, sarkozy |
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08.07.2008
Zeller contre le grand transit
Adrien Zeller, le Président UMP de la Région Alsace, vient d'écrire au Préfet de Région pour lui demander d'interdire aux poids lourds de doubler sur l'axe Nord-Sud, principalement sur les autoroutes A4 et A35.
Depuis l'instauration en Allemagne d'une taxe sur les poids lourds, on a assisté à un report d'une partie du trafic de grand transit allemand sur les autoroutes alsaciennes qui sont elles gratuites.
Le trafic PL est devenu tel qu'il est parfois périlleux pour les automobilistes alsaciens de sortir d'autoroute en raison du mur de camions qui les en empêche.
J'espère que notre Président de Région fera preuve d'autant de détermination pour faire interdire la traversée du Massif Vosgien par le transit international !
19:57 Publié dans Dossiers Chauds | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : zeller, ump |
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